Note Lutte solidarité travail

Journée mondiale du refus de la misère

Le Mouvement « Lutte Solidarité Travail » (LST) et ses partenaires organisaient un rassemblement devant le parlement wallon ce lundi 18 octobre 2021, en l’honneur des victimes de la misère. Face aux élu·es, différents textes ont été clamés pour dénoncer la déshumanisation accrue de notre société, les violences institutionnelles et la banalisation des inégalités croissances. 

Extraits des discours :

« Mon fils a 22ans. […] Depuis quelques mois, il est engagé par une agence d’intérim dans une entreprise, avec des contrats qui étaient d’abord d’une semaine, et puis qui, maintenant, sont d’une journée. Le soir, dans l’entreprise ou par téléphone, il apprend son horaire pour le lendemain, et le poste qui lui sera confié. Un jour, ça peut être l’après-midi et le lendemain à 5h du matin. […] D’un jour à l’autre, il peut apprendre qu’il n’est plus embauché. J’admire son courage et je suis fier de lui. Mais c’est inhumain d’imposer aux jeunes des conditions pareilles de travail et de vie. Il ne peut pas penser à l’avenir. Il ne peut même pas avoir la moindre chance de trouver un logement, sans présenter un contrat plus stable. […] L’emploi, c’est aussi une occasion de s’épanouir, de découvrir des choses, de s’inscrire dans des relations, de participer à la société, etc. Ce n’est pas seulement gagner des sous, surtout quand ce qu’on gagne ne permet pas de bâtir grand-chose. Et là encore, c’est inhumain d’enfermer des jeunes dans des modèles d’emploi où ils sont seulement comme des robots, comme des machines, que l’on utilise quand on en a besoin, et puis qu’on jette. […] J’ai l’impression qu’on nous a fait perdre l’essentiel qui faisait de nous des humains, pour être seulement obligés de faire de l’argent pour d’autres, dans des conditions de vie et d’emploi inacceptables. Autant l’emploi est un enjeu important et nécessaire, autant remettre l’économie au service de l’humain et non l’inverse reste primordiale.

Ce témoignage raisonne particulièrement pour la lutte que mène Stop Alibaba&Co. 

Les pouvoirs publics détériorent:

  • les droits sociaux et rendent l’accès aux allocations de chômage ou aux revenus d’intégration sociale plus difficiles
  • les conditions de travail sous la pression des grandes entreprises (travail de nuit/le dimanche, demande de flexibilité, etc.).

Il nous semble inacceptable que nos gouvernements, épousant le modèle de société prôné par des multinationales dont le seul objectif est le profit, n’offrent que ce type d’emplois à une partie toujours plus grandissante de la population.

[…] « Les enjeux actuels, pour lesquels de nombreux arbitrages politiques seront à faire, mais aussi les conjonctures internationales rappellent que la pauvreté n’est pas un accident isolé du système. Ni ici, ni ailleurs. Nos réalités de misère sont intimement liées aux inégalités croissantes produites par un système qui repose sur l’exploitation outrancière de l’humain et de l’environnement. »

Le slogan « Fin du monde, fin du mois, même ennemi, même combat » doit devenir une réalité dans nos mouvements de lutte.

Pour plus d’information sur le mouvement Lutte Solidarité Travail : 

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