La Belgique s’est donc jointe à sept autres pays européens pour appeler la Commission « à se mobiliser avec force et sans relâche sur la question de la concurrence déloyale des plateformes d’e-commerce de pays tiers« .
Pourtant, en 2019, au moment de l’annonce triomphale de l’arrivée d’Alibaba à Liège, les mêmes autorités belges tenaient un tout autre discours (dénoncé alors comme aujourd’hui par Stop Alibaba & co sous les railleries généralisées).
Pierre-Yves Jeholet (alors Ministre wallon de l’économie):
« Le projet eWTP d’Alibaba renforce l’attractivité de notre pays et de ses régions. Des sociétés chinoises, en particulier du secteur technologique, investissent en Belgique. Alors que le commerce mondial continue de croître, la Wallonie est une plateforme logistique idéale pour les sociétés internationales du fait du caractère avant-gardiste de notre expertise en matière de fret et de la connectivité qu’elle offre pour les trains-blocs et les ports maritimes. Cet accord améliorera l’infrastructure afin de répondre aux exportations croissantes de produits belges vers la Chine »Charles Michel (alors Premier Ministre):
« Je me réjouis d’accueillir l’eWTP en Belgique et de l’engagement d’Alibaba à améliorer la compétitivité des entreprises belges et européennes sur la scène mondiale dans le cadre de ce partenariat. Cela représentera une formidable opportunité pour stimuler les exportations et faire profiter la société d’avantages économiques considérables, notamment via des possibilités d’emploi à Liège. La participation à l’eWTP met en exergue la vision de notre pays d’aider les PME locales à être plus compétitives sur le marché mondial à l’ère du numérique. Il s’agit d’une opportunité pour les petites entreprises et les jeunes, non seulement en Belgique, mais aussi dans toute l’Europe. »
