« Je trouve très dommage que l’on n’arrive pas à organiser le travail de nuit dans le secteur de la distribution en Belgique. C’est presque criminel », nous dit Jo de Wolf…

Cet article, paru récemment dans La Libre, nous apprend plusieurs choses étonnantes et amène plusieurs questions.

Nouveau flux « Anvers – Liège »

Nos voisins les Pays-Bas sont en train de freiner leur développement de la logistique, suite à leurs problèmes de mobilité et leurs terrains sacrifiés pour y mettre des entrepôts. Tout bénéf’ pour la Wallonie il parait, car le flux « Amsterdam-Rotterdam-Anvers » déborde et se déverse alors via un nouvel axe « Anvers-Liège ».

Mais que fera-t-on avec le débordement des conséquences négatives qui l’accompagnera ?

Des lois sociales soi-disant trop limitantes, des travailleur·euses trop couteux…

Ce qui manquerait à notre pays ce sont des plateformes XXL de plus de 40 000 m². La Belgique raterait des opportunités d’en avoir à cause… de ses lois sociales limitant le travail de nuit. Impossible pour ces entreprises logistiques de tenir leur promesse « Commandez aujourd’hui avant minuit et soyez livrés demain ». Elles doivent se contenter d’un « Commandez avant 18h et soyez livrés demain ».

Nos travailleur·euse·s seraient également trop coûteux·ses et pas assez flexibles.

On résume : selon Jo De Wolf, il faut que la Belgique accueille des géants de la logistique comme ses pays voisins (tout en fermant les yeux sur les problèmes qu’ils connaissent), construise des entrepôts XXL, revoit ses lois sociales régulant le travail de nuit et rende ses travailleur·euse·s plus flexibles et moins coûteux·ses.

Pour quelles conséquences positives finalement ? Que retireront la population belge et ses travailleur·euse·s ? Ca, il ne le dit pas…

Et comment se fait-il alors qu’Alibaba puisse se développer à Liège si les conditions nécessaires à son développement ne sont pas rencontrées ?

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