EIE de Liege Airport : Questions sur la santé

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Général

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Evaluer les effets sur la santé de toutes les activités actuelles et futures décrites dans le Master Plan 2040.
  • Etablir les normes de pollution de l’air pour tous les polluants listés dans le permis d’extension du parc pétrolier (en incluant les PM<2,5), les normes de bruit à respecter, le nombre et les lieux d’implantation des stations de mesures de la qualité de l’air à implanter afin de contrôler correctement la pollution infligée à la population, les lieux d’implantations des sonomètres supplémentaires afin de contrôler effectivement le bruit infligé à la population.
  • Attirer l’attention que le parking à avion se rapproche de Velroux et que les nuisances sonores et la pollution de l’air dues aux moteurs des avions accédant à ces parkings ou y stationnant est à une distance inacceptable des habitations. Même des habitants de Fexhe-le-haut-Clocher constatent déjà que c’est le bruit des avions au sol qui est le plus perceptible surtout depuis l’abattage des arbres de l’ancienne zone militaire de l’aéroport.
  • Expliquer quelle est l’intensité lumineuse et le spectre fréquentiel de la lumière émise à 5, 10 et 20 km de la nouvelle piste et étudier l’impact que cette intensité lumineuse est susceptible d’avoir pour le sommeil des riverains.

Qualité de l’air

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Evaluer les émissions de polluants dans l’air dues à l’activité de l’aéroport à l’heure actuelle, en tenant compte des mouvements d’atterrissages, de décollages, de mouvements au sol, de mises en condition d’envol des moteur.
  • Evaluer également les émissions de polluants pour le futur.
  • Evaluer les émissions de polluants actuels et futurs des autres activités de l’aéroport, tel que le trafic des camions, etc.
  • Evaluer quelle sera la densité du trafic routier prévue de et vers Bierset à échéance 2025, 2030, 2035 et quelles sont les émissions attendues estimées produites annuellement par ce trafic. Quelle est la production attendue par ce trafic routier de CO, CO2, d’oxydes d’azote et de souffre, d’aldéhydes divers, d’hydrocarbures insaturés imbrûlés, de particules fines ou ultra-fines (<PM 2,5) ?
  • Évaluer quelles sont les contributions de ces émissions de polluants sur la qualité de l’air pour les communes et villages qui entourent l’aéroport ainsi que pour la grande cuvette liégeoise située sous le vent, donc de Flémalle à Oupeye minimum.
  • Installer plusieurs stations d’analyse de la qualité de l’air avec des stations de mesures pertinemment placées. L’unique station de mesures de la qualité de l’air de l’aéroport n’est implantée ni correctement par rapport aux vents dominants (comme le reconnaît l’Agence Wallonne de l’Air et du Climat), ni conformément à la loi. Elle devrait être dans une zone résidentielle, située sous le vent.
  • Attirer l’attention qu’on respire déjà une qualité de l’air exécrable en zone Nord. Or, il est prévu une avancée et une multiplication des parkings à avions en zone nord ainsi qu’un rapprochement des habitations.
  • Attirer l’attention que l’impact de la pollution des moteurs d’avions est plus important, pour les riverains, quand les avions sont au sol parce 1) leurs moteurs tournent dans des plages de fonctionnement pour lesquels ils ne sont pas optimisés 2) les quelques minutes d’un atterrissage ou d’un décollage ne représentent qu’une toute petite fraction du temps comparé au temps de fonctionnement au sol de ces moteurs.
  • Evaluer la qualité de l’air autour de l’aéroport, actuelle et future, et mentionner dans quelle condition et à quels endroits elle ne respecterait pas les normes actuelles ou les normes de l’OMS.
  • De mesurer les PM2,5 et que les PM10 à des endroits représentatifs de la pollution infligée à la population.
  • Attirer l’attention sur les alertes des scientifiques qui établissent des impacts sur la santé à des seuils bien plus bas que certaines normes. Il faut veiller à viser le seuil le plus bas possible.
  • Evaluer quels sont les impacts de cette pollution de l’air sur la santé des habitants, en termes de prévalence des maladies cardio-vasculaires et en termes de décès prématurés.
  • Connaitre les caractéristiques d’émissions en polluants des moteurs des avions fréquentant le plus Liège Airport, ainsi que leurs consommations spécifiques et leurs rendements ; en vol et au sol.

Nuisances sonores

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Démontrer que les zones de bruit protégeraient tous les riverains et qu’il est inutile d’étudier les bruits en dessous d’un Lden de 55 dB(A). En effet, la Région Wallonne postule que ses mesures de protection appliquées seulement quand l’indice Lden dépasse 55 dB(A) protégeraient (tous) les riverains.
  • Attirer l’attention qu’avec le départ de Fedex et de ses petits avions, il va s’agir d’avions plus gros et plus bruyants. Les nuisances sonores vont augmenter plus que l’augmentation du trafic aérien.
  • Attirer l’attention sur le fait que les nuisances sonores condamnent les habitants à vivre reclus, à l’intérieur et fenêtre fermées. Les habitants veulent pouvoir dormir la nuit les fenêtres ouvertes et rester dans leur jardin à toute heure de la journée.
  • Quantifier les bruits jusqu’à des valeurs très faibles. De nombreux riverains se plaignent du bruit même en dehors des zones des PEB et PDLT.
  • Expliquer en quoi les différents sonomètres installés sont représentatifs, ou non, du bruit affectant la zone où ils sont installés.
  • Expliquer pourquoi il n’y a pratiquement aucun sonomètre dans les zones hors du PDLT ce qui autorise que tous les dépassements sonores et peu importe leurs amplitudes ne pourront jamais y être sanctionnés.
  • Vérifier en quoi les mesures de protection mises en avant par la Région Wallonne permettent effectivement d’atténuer les nuisances sonores, jusqu’à quelles valeurs et dans quelles conditions.
  • Définir les méthodes mathématiques afin de pouvoir déterminer, le bruit subi en un point quelconque de la carte de la région liégeoise, ou des communes impactée par l’activité de l’aéroport, compte tenu de la position de l’avion et des mesures enregistrée par les sonomètres les plus proches.
  • Etablir des cartes de bruits en fonction du Lden, du Lnight et du LAmax pour les trois périodes « den » auxquels seront exposés les habitants
  • Anticiper de futures nouvelles trajectoires (comme le virage à gauche en décollage vers le sud-ouest)
  • Dresser le nombre le nombre de fois que, sur les années 2019 et 2020, le commandant de l’aéroport ou son suppléant, ont autorisé des essais dans les périodes temporelles où leur accord est obligatoire, afin de savoir si ces essais sont de l’ordre de l’exception ou s’ils sont devenus récurrents, le week-end par exemple.
  • Justifier l’efficacité des sanctions appliquées en cas de dépassements sonores, au vu de tous les critères d’exemption et du taux de sanctions réellement appliquées qui est ridicule vis-à-vis du nombre d’infractions mesurées. Justifier les exemptions de sanctions systématiques pour certains dépassements sonores.
  • Proposez des techniques en vue de réduire les niveaux de bruit infligés aux riverains ; en vue de réduire les niveaux Lden, Lnight, et LAmax à des niveaux conformes aux recommandations de l’OMS, par exemple Lden inférieur ou égal à 45 dB(A), Lnight inférieur ou égal à 40 dB(A), LAmax inférieur ou égal à 60 dB(A) la nuit, pour toutes les communes envisagées ci-dessus. Ces propositions techniques ou organisationnelles doivent comprendre : l’écartement de certains types d’avions particulièrement bruyants, le déplacement de certains types d’avions vers la période jour et interdiction de ceux-ci en nuit ou en soirée, le changement des procédures de vol, le respect plus strict des couloirs de vol qui semblent bien théoriques ; le relèvement des altitudes ou plafonds, à partir desquelles et en fonction du type d’avion, les pilotes d’avion peuvent suivre les routes qu’ils veulent ; toutes les propositions que feraient des experts en aéronautique à ce sujet.
  • Envisager qu’il y aurait un renforcement des mesures de protection en vertu de l’évolution des normes de santé en relation avec le bruit et donc de renforcer les mesures de précaution. Que devront faire Liège Airport et la Région Wallonne si les normes deviennent encore plus strictes dans quelques années ?
  • Puisqu’on parle de pouvoir utiliser la piste de contingence pendant une longue période, évaluer l’influence de l’utilisation de cette piste sur les cartes d’exposition au bruit, jusqu’à un Lden de 35 dB(A), un Lnight de 30 dB(A), un LAmax de de 50 dB(A) la nuit, 55 dB(A) en soirée et 60 dB(A) le jour.

Retombées de résidus émis par les avions

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Evaluer les conséquences pour l’environnement et pour la santé des délestages de kérosène et expliquer physiquement et mathématiquement que 90 % de ces délestages se vaporisent et n’atteignent pas le sol.
  • Évaluer les retombées de kérosène ou de résidus quelconques émis par les avions sur le sol, les mares et étangs, les terres de culture, les potagers ; en fonction de diverses conditions météorologiques.
  • Etudier jusqu’où peut-on retrouver ces résidus de kérosène ou autres, en sachant que ces retombées sont constatées même à plus de 15 km de l’aéroport et qu’iles ne sont pas liées aux seuls délestages de carburants
  • Évaluer si ces retombées diverses sont compatibles avec des cultures biologiques ou simplement avec les normes exigées par l’AFSCA.

Si vous trouvez qu’il manque une question ou une information, qu’une question pourrait être mieux formulée, qu’il y a des erreurs dans la liste ci-dessus : surtout, contactez-nous ! Nous avons besoin de vos lumières également.

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