EIE de Liege Airport : Questions environnementales

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Pollution des eaux et des sols

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

Pollution des sols

  • Attirer l’attention sur les pollutions historiques et nouvelles sur les anciens territoires de la Défense. Les diverses enquêtes publiques révèlent que ces pollutions sont imputables à une accumulation de négligences. Les pollutions « nouvelles » témoignent que ces négligences continuent.
  • Evaluer les dépollutions qui ont déjà été réalisées ou qui doivent l’être.

Pollution des eaux

  • Évaluer les risques encourus par la nappe phréatique en vertu des infiltrations d’eau majoritairement et actuellement, non épurées.
  • Décrire les systèmes de collecte des eaux (de ruissellement, d’évacuation sélectives, etc.) mis en place, mais aussi de leur absence.
  • Décrire les systèmes d’épuration mis en place (ou l’absence de ceux-ci) pour épurer les eaux (de ruissellement, d’évacuation sélectives, etc.)

Pollution due au dégivrage

  • Décrire les procédures de dégivrage théorique et enquêter sur les méthodes réellement appliquées à Bierset. S’il y a une différence entre théorie et pratique, explicitez les raisons et les mesures à prendre.
  • Evaluer les impacts environnementaux dus au système de dégivrage, selon les procédures théoriques et selon les méthodes réellement mises en œuvre.
  • Décrire tous les flux prévus pour les eaux contenant des produits de dégivrage jusqu’à la date de validité du futur permis sollicité.
  • Attirer l’attention sur le fait qu’une pollution au glycol a été détectée dans le Geer. Expliquez comment celle-ci a pu avoir lieu et les mesures à prendre pour éviter de nouvelles pollutions.

Biodiversité

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Attirer l’attention sur l’impérieuse nécessité de restaurer la biodiversité. Il n’est pas suffisant de créer des zones de compensation mais il faut en créer des nouvelles.
  • Attirer l’attention que la Direction Nature et Forêts du SPW Liège a rendu des avis très éclairés sur les pertes de biodiversité dues aux abattages de végétation sur la zone Nord (à Velroux notamment) dressant un constat très alarmant et remarquant que les plantations réalisées sur les merlons de la voirie contournement Nord ne parviendraient pas à compenser les pertes (d’autant plus qu’elles ne sont toujours pas réalisées à ce jour).
  • Etudier la faune et la flore existante autour de l’aéroport et dans la sablière de Fontaine ; à différents moments pertinents de l’année. La sablière est connue pour la présence de pelouses sur sable avec des plantes intéressantes (eg. Jasione montana), une grande variété d’insectes coléoptères, hyménoptères aculéates et odonates entre autres et des amphibiens (eg. Bufo calamita).
  • Evaluer la perte globale de la biodiversité sur le site et les alentours de l’aéroport, en prenant en compte les abattages d’arbres et des haies, l’artificialisation et la pollution des sols, les mesures pour éloigner la faune.
  • Expliciter pourquoi le remblai, et donc la destruction de la sablière de Fontaine, sont nécessaires.
    • Expliquer pourquoi les systèmes sonores d’écartement de la faune aviaire ne seraient pas une solution économique à ce problème.
    • Evaluer les risques d’une sortie de piste, compte tenu des accidents équivalents survenus à Liege Airport depuis 10 ans.
    • Expliquer la nécessité de cette zone de sortie de piste en comparaison avec des aéroports nettement moins bien pourvus en zones de sortie de piste (exemples : aéroport de Nice Côte d’Azur, aéroport international de Hong-kong, aéroport de Mexico, aéroport international de Gibraltar ; aéroport international de Congonhas à Sao Paulo, Brésil).
  • Expliquer pourquoi le déplacement de la zone de grand intérêt biologique latéralement par rapport à la piste de contingence réduit le risque d’accident aviaire. Chiffrer la réduction de ce risque compte tenu des statistiques d’accidents de ce type sur les 5 dernières années en fonction des deux emplacements, actuel et futur, de la zone de grand intérêt biologique.
  • Expliquer comment Liège Airport peut parler de risques de sécurité en liaison avec la présence de chevreuils à l’intérieur d’un domaine ceinturé par de hautes clôtures.
  • Attirer l’attention sur le fait que l’oiseau présent sur la photo de la RIP est un Laridae (famille regroupant les mouettes et les goélands). Des Laridae se retrouvent extrêmement souvent dans les champs de Hesbaye. Avec ou sans sablière, ces oiseaux seront présents dans la région.
  • Expliquer quelle est l’intensité lumineuse et le spectre fréquentiel de la lumière émise à 5, 10 et 20 km de la nouvelle piste et étudier l’impact de cette intensité lumineuse pour la faune et la flore.
  • Evaluer, compte tenu de l’augmentation du trafic aérien prévue de et vers Bierset, et de la spécialisation de l’aéroport dans le transport d’animaux vivants, le risque d’importation d’espèces végétales ou animales allochtones invasives.

Réchauffement climatique

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Justifier comment, avec l’empreinte et la responsabilité globale sur le réchauffement climatique qu’auront, tant Liège Airport que les autres entreprises dans la zone aéroportuaire et que les avions qui décolleront de Liège Airport entre 2020 et 2040, la Wallonie pourra respecter les accords de Paris, mais surtout la réduction effective de son empreinte carbone.
  • Donner pour l’année 2020 et à l’échéance 2040, les niveaux des émissions de CO2, du réchauffement climatique anthropique et la consommation d’énergie : 1) de Liège Airport et de ses activités ; 2) des autres acteurs de la zone aéroportuaire (ne pas oublier le carburant des nombreux camions, et de tous les transports induits) ; 3) des avions en relation avec la quantité de carburant délivrée par Liège Airport ; 4) des travaux de construction des bâtiments et des infrastructures nécessaires à la réalisation du Master Plan 2040. Le CO2 n’est certes par émis en totalité à Bierset, mais finalement il se retrouve dans l’atmosphère. Il s’agit donc d’évaluer la contribution due à l’exploitation de Liège Airport au réchauffement anthropique. La quantité de kérosène délivrée à Liège Airport annuellement semble la meilleure et plus simple manière de l’objectiver.

Greenwashing

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Expliciter les objectifs précis et chiffrés du chemin vers la neutralité carbone.
  • Expliciter pourquoi seulement la fraction minime de l’énergie nécessaire à Liège Airport pour assurer ses seules activités (par exemple chauffer et éclairer les bâtiments qu’elle occupe, ses propres véhicules, son propre matériel, etc.) est comptabilisée dans la neutralité carbone. Une part importante de la responsabilité carbone de Liège Airport n’est en effet pas reprise dans cette neutralité carbone : les avions qui décollent et atterrissent à Liege Airport.
  • Savoir si , d’une part, les émissions de CO2 liées aux constructions et infrastructures nécessaires en vue de réaliser le Master Plan 2040 sont prises en compte et, d’autre part, si les émissions de CO2 liées aux travaux de protection/ reconstruction des logements de la population sont intégrés aux calculs.
  • Expliciter comment est évaluée l’efficacité des plantations compensatoires à Madagascar.
  • Pour chacun de ces labels, certificats ou accréditations, évaluer leur pertinence (organe de contrôle, pénalités ou amendes en cas de non respect, etc.). Détailler les objectifs précis et chiffrés que Liège Airport s’est fixés.
  • Expliciter le fonctionnement de la cogénération et ce qu’on fera de l’énergie thermique du réseau de chaleur en été ou une bonne partie de l’année.

Imperméabilisation des sols

Dans le cadre de cette étude d’incidences, il me semble important de :

  • Décrire les surfaces imperméabilisées actuelles (bâtiments, routes, trottoirs, parkings à avions, pistes, etc.) et les surfaces futures qui seront imperméabilisées (parking à avions, voies d’accès, pistes futures, parking à camions, implantation des entreprises, etc.)
  • Évaluer les effets et les risques de l’imperméabilisation des sols liée à l’exploitation de Liège-Airport, sur l’environnement,sur les nappes phréatiques, etc. Evaluer en situation actuelle et à l’horizon 2040.
  • Évaluer si le déficit hydrique potentiel pourrait être réduit par l’épuration des eaux collectées et l’arrosage des surfaces laissées naturelles par ces eaux épurées.
  • Etudier un dispositif d’infiltration de l’eau dans le sol ; comme dans le fond du futur bassin d’orage Carlens 2, à construire bientôt face à la Brasserie L’Aéro de Bierset. Calculer la fraction de la quantité d’eau qui pourrait être infiltrée dans le sol par ce dispositif en relation avec la quantité d’eau collectée par ce bassin d’orage. Faire de même pour les autres bassins d’orages, s’ils sont aussi dotés de ce dispositif d’infiltration.

Si vous trouvez qu’il manque une question ou une information, qu’une question pourrait être mieux formulée, qu’il y a des erreurs dans la liste ci-dessus : surtout, contactez-nous ! Nous avons besoin de vos lumières également.

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